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De chair et de désir

Sous la voûte d’une lumière safranée s’ouvre le quintette pour guitare et cordes en ré majeur G.448 de Boccherini.


Une muse esquisse un sourire ; ses lèvres caressent un fruit paré du soleil de juillet.


Est-ce une bigarade ou un cédrat de Castille ?


Fredonnant un fandango, la muse s’approche.


Sa robe multicolore ondoie telle une liane ; deux seins lourds y vont et viennent en pleine harmonie.


Comme sortie du velours d’une étoffe andalouse, elle devient Danaé de Klimt, fournaise cambrée de délices.


Elle dévoile son corps d’où murmure un brûlant secret aux senteurs des rives de Malaga.


Rousse résonance, le jour s’en va sur la courbe violonée d’un fado tandis qu’Ovide calligraphie en lettres pourpres sur le rideau du crépuscule :

« Jouis de la beauté de la vie tant qu’elle fleurit. »

R.S

2023


Visuel :

de Gustav Klimt (1862-1918)

Danaé, 1907/08

Huile sur toile, 77X 83 cm

Collection privée

Après l‘étreinte du Baiser, Klimt peint l’extase amoureuse où sa belle endormie devient le symbole de la beauté charnelle et sensuelle.


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